Des salariés de l’entreprise Reinhausen ont manifesté ce jeudi 29 septembre dans l’agglomération de Vichy. L'annonce de l'arrêt des activités du site de Cusset avait surpris ces salariés et la communauté d’agglomération de Vichy, qui avait aidé l’entreprise à s’installer.
Ils ne sont pas très nombreux, une petite centaine, mais on les remarques dans les rues de Cusset et de Vichy ce jeudi 29 septembre. Les salariés de Rheinhausen savent qu’ils vont être licenciés mais ils veulent faire savoir dans quelles conditions leur entreprise se sépare d’eux. Cette entreprise produit des isolateurs électriques. Fin août, la direction de l’entreprise avait annoncé qu’elle envisageait l’arrêt des activités industrielles de son usine de Cusset. « On nous licencie pour motif économique. On est licenciés par un groupe qui, aujourd’hui, représente 375 millions d’euros de chiffre d‘affaires, 75 millions de bénéfice sur 2021, on a du mal à comprendre comment on se retrouve à la rue bientôt alors que c’est un groupe qui peut trouver une autre stratégie que de nous licencier », explique Aurélien Bathiat, délégué CFDT.
Des "conditions absolument inadmissibles"
Dans le cortège, sont aussi présents une vingtaine d’élus de l’agglomération de Vichy, dont Jean-Sébastien Laloy, maire de Cusset (LR), qui s’est adressé aux salariés : « On partage votre colère, on l’a ressentie exactement comme vous avec une annonce qui s’est faite dans des conditions absolument inadmissibles. » L’édile ajoute : « Si le groupe décide d’aller jusqu’à une fermeture, il y a des indemnités significatives qui doivent être données aux salariés ainsi que des garanties pour que tout le monde retrouve un emploi. On s’engage aussi en tant qu’élus du territoire, pour trouver des solutions à tous les salariés. »

Des aides publiques
Les élus souhaitent aussi demander des comptes pour les aides accordées à Reinhausen : « C’est, au total, 200 000 euros d’argent public, où il y avait des clauses de remboursement donc cet argent va être remboursé. Il y a eu également un accompagnement pour modifier les locaux, une stratégie de développement, car il y avait des promesses d’emplois derrière. C’est un coup de massue pour l’ensemble des élus et du territoire » , affirme Frédéric Aguilera, maire de Vichy (LR). Les salariés devraient recevoir leur lettre de licenciement à la fin de l’année.